Céline Fretel, avocate en droit de la propriété intellectuelle

Voilà venu mon premier shooting avec une avocate ! Céline est inscrite au barreau de Paris depuis 2003. Son cabinet est situé dans la capitale, tout à côté du vénérable ancien palais de Justice. Sa spécialité est le droit de la propriété intellectuelle et elle accompagne notamment des entrepreneurs du bâtiment et des artistes ; ce domaine du droit recouvre le droit d’auteur, si malmené à notre époque, les dessins et modèles, les marques, les noms de domaine, les nouvelles technologies et la responsabilité contractuelle.

Lorsque le conflit est inévitable, notamment en matière de contrefaçon ou de violation des engagements contractuels pris, l’objectif de Céline Fretel est de préserver les intérêts de ses clients et d’évaluer le préjudice subi, ou à réparer.

Les besoins et les appréhensions de Céline

Comme à mon habitude, j’ai convenu d’un premier échange, indispensable pour établir le rapport de confiance et d’évaluer son besoin. Céline Fretel veut des photos. Soit, mais de quel type ? Portraits ? Clichés illustrant votre activité ? Dans quel objectif (c’est le cas de le dire…) ? Brochure ? Site Internet ? Et en quelle quantité ?

Dès le départ, Céline me sensibilise au fait qu’elle n’aime pas être prise en photo ; elle a vécu précédemment une mauvaise expérience et elle éprouve des difficultés à la dépasser. Mon rôle est aussi de vous rassurer, et parfois, cela tient du challenge pour parvenir à vous convaincre que vous pouvez me faire confiance. Je crois y être parvenue durant ce shooting avec une avocate.

Shooting avec une avocate

Photo reportage de Céline Fretel

Il faut toujours un temps d’adaptation avant de démarrer une séance. Il est important de prendre le temps d’échanger pour réfléchir ensemble, d’organiser les choses et créer une ambiance de travail.

Si la commande du client est également pour illustrer un site Internet, je ne commence pas d’emblée par faire les photos de portraits. J’ai besoin qu’il se sente en confiance et s’habitue à ma présence.

Shooting avec une avocate ? Des clichés propres à son environnement

Faire des photos de votre environnement, c’est aussi mettre en confiance vos futurs clients. La confiance est une donnée essentielle du métier de Céline. On doit pouvoir tout dire à son avocat. Il est tenu par le secret professionnel. Sur un site Internet, des photos des bureaux du cabinet de Céline et de l’ambiance que l’on va y trouver sont essentielles à faire passer.

Les livres, souvent des ouvrages mystérieux et austères, sont importants dans le métier d’avocat. Voir Céline en train de consulter l’un d’eux m’a semblé approprié. Tout comme la pile de dossiers, qui montre son investissement et l’ampleur du travail qu’elle fournit. La plante humanise l’ensemble.

Céline, comme chacun de mes clients, regarde les photos prises sur l’écran de l’appareil. Nous validons ainsi que nous sommes sur la bonne voie. Ce fut le cas avec Céline.

Shooting avec une avocate ? Photo Portraits de Céline Fretel

Est venu le temps de faire quelques portraits de Céline, avocate. Nous avons eu la chance que le soleil pointe le bout de son nez. J’ai donc pu composer avec cette lumière naturelle inattendue.

Céline a perçu mon enthousiasme et s’est montrée à l’écoute de mes conseils sur l’attitude à adopter pour paraître la plus naturelle possible. Parler du droit à l’image, qui me concerne très spécifiquement, durant le shooting, a permis de détendre Céline, qui a oublié un peu l’objectif.

Évidemment, le temps que Céline passe dans son bureau est énorme. Lorsqu’elle téléphone, elle aime se poster à la fenêtre, peut-être pour ouvrir le champ des possibles. Les mises en situation doivent être celles que vous vivez réellement. Elles doivent être spontanées. Ce sont des moments de votre quotidien et ils doivent vous ressembler. Il ne s’agit pas de fixer l’objectif, bien au contraire. La photographe doit se faire oublier. C’est important.

Le feed-back de Céline

« J’ai passé un moment agréable avec vous et j’ai beaucoup apprécié la douceur dont vous avez fait preuve et la façon dont vous avez réussi à me mettre à l’aise. Je retiens les “A E I O U” pour décontracter les mâchoires et obtenir un sourire naturel dont je ne me doutais pas capable, en pareille situation.

Les propositions faites, les “poses”, les photos de détails correspondent exactement aux besoins d’illustration de mon site auquel les photos sont destinées.

En plus, elles sont très belles ; pour être franche, je ne m’attendais pas à être aussi contente de me voir en photo. Les personnes, à qui je les ai montrées, m’ont toutes dit qu’elles me ressemblaient. J’ai aussi l’impression qu’elles traduisent assez bien l’ambiance de travail que je veux communiquer et partager avec mes clients.

Finalement, j’ai passé un bon moment et je me suis même amusée, pour un résultat superbe. Je vous remercie pour cette expérience et votre gentillesse. » Céline Fretel

Que demander de plus ? Je suis comblée et confortée dans mon choix de vie d’être photographe.

Le droit à l’image est un vrai sujet !

L’échange que j’ai eu avec Céline lors de notre séance a été passionnant ; je lui ai proposé de me fournir une note sur le droit à l’image en vue de la publication de son portrait sur mon blog.

En effet, dans mon métier, je rencontre parfois des incompréhensions sur le droit à l’image ; cela concerne mes clients particuliers et professionnels, tout comme l’inconnu que je photographie dans la rue.

Vous êtes un particulier ?

Vous pouvez publier mes photos sur les réseaux sociaux, mais en respectant les règles suivantes :

  • Utiliser le format WEB
  • Ne pas recadrer ni ajouter de filtre
  • Laisser mon logo sur les publications
  • Faire une identification @mfoto.fr !

 

Certes, vous encouragez mon travail et je vous en remercie, mais trop souvent, les réseaux sont assimilés à des banques d’images ; il suffit à l’internaute de faire un simple clic droit et le tour est joué : mon image est volée, et je ne maîtrise plus rien !

Vous êtes un professionnel ?

Vous avez conscience de vos savoir-faire et de vos savoirs. Faire appel à une photographe professionnelle est beaucoup plus valorisant, aux yeux de votre clientèle, que de reproduire ces sempiternelles images téléchargées, certes libres de droits, mais qui se retrouvent partout et ne vous singularisent pas.

Avec les clichés que je réalise pour vous, vous investissez dans votre image et donc, dans votre entreprise. Les identifier comme telles, c’est reconnaître le travail du photographe, et en même temps le vôtre !

Et si ces clichés vous sont volés, Céline Fretel peut vous conseiller sur ce sujet.

Amis collègues photographes

Voici quelques principes applicables sur le droit à l’image, que m’a donné très généreusement Maître Céline Fretel :

Le droit à l’image des personnes

Le droit à l’image est une des composantes du droit de chacun au respect de sa vie privée ; ce droit est protégé par l’article 9 du Code civil qui édicte que : « chacun a droit au respect de sa vie privée. » ; il l’est également par les textes internationaux, comme la Convention Européenne de Sauvegarde des droits de l’Homme, la Charte Européenne des Droits Fondamentaux ou le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques.

Le respect des données personnelles

L’image d’une personne est une donnée personnelle. Tout traitement de telles données repose sur le consentement de la personne concernée.

Il est donc indispensable de recueillir par écrit l’accord de la personne représentée avant de diffuser son image. Et lorsque cette personne représentée est mineure, il faut recueillir l’autorisation des personnes ayant autorité parentale sur elle.

Concernant les photographes de presse

Droit à l’image, entre protection de la vie privée et droit à l’information

La liberté et le droit à l’information du public légitiment la diffusion, dans une forme librement choisie, de l’image d’une personne, si elle est impliquée dans un évènement d’actualité ou si cela relève d’un débat d’intérêt général :

  • si les informations contenues dans la publication, appréciée dans son ensemble et au regard du contexte dans lequel elle s’inscrit, sont de nature à nourrir le débat public sur ce sujet,
  • et sous réserve du respect de la dignité de la personne humaine, ou encore du respect de la présomption d’innocence. L’article 9-1 du Code civil édicte, en effet, que : « Chacun a droit au respect de la présomption d’innocence », ce qui implique l’interdiction de la diffusion d’image de personnes menottées.

L’emploi de l’image d’une personne, pour illustrer une information, doit alors être pertinent, c’est-à-dire en lien avec cette information.

Par exemple, il a été jugé que « la photographie […] prise au cours d’une manifestation publique […] était en relation directe avec l’article publié, et que la légende qui l’accompagnait exprimait un commentaire également en relation directe avec cet évènement », ne porte pas atteinte au droit à l’image. (Cass. civ. 2, 11 décembre 2003 n° 01-17623)

En cas de reconnaissance de l’atteinte, le juge peut ordonner aux moteurs de recherches le retrait ou l’interdiction d’accès aux sites diffusant les images non autorisées.

Le droit à l’image est un droit strictement personnel, seules les personnes représentées sur une photographie peuvent demander réparation de l’atteinte portée à leur image.

Droit à l’information : le droit à l’image protégé par le droit à l’oubli

Dans une décision importante, la Cour de justice de l’Union européenne dans une décision du 13 mai 2014 a jugé qu’un internaute peut faire jouer « le droit à ce que l’information […] relative à sa personne ne soit plus […] liée à son nom par une liste de résultats affichée à la suite d’une recherche effectuée à partir de son nom […] », consacrant le droit à l’oubli, conçu comme un droit au déréférencement.

Ce droit est désormais introduit dans les textes : loi pour une République numérique du 7 octobre 2016 consacré en effet, un droit à l’oubli numérique pour les mineurs, et reçoit application également en matière de presse. Ainsi il vient d’être jugé que le rappel, dans le cadre d’une publication, d’informations anciennement divulguées relatives à a vie privée d’une personne ne pouvait être légitimé que, si la publication en cause s’inscrivait dans un débat d’intérêt général, justifiant la reproduction desdites informations. (Cass. civ. 1, 17 février 2021, n° 19-24.780)

Vous vous sentez concerné ? Alors n’hésitez pas à contacter Maître Céline Fretel

contact@avocat-fretel.com – 38, rue des Bourdonnais 75001 PARIS – 01 45 48 88 99

https://www.avocat-fretel.com/

Et si vous aussi, vous avez besoin de portrait corporate pour votre image d’entrepreneur, contactez-moi !

Marlène Fisseau, MFoto

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